23 avr. 2018

CentOS 7 : installation vraiment minimale - errata

Dans un billet précédent, j'avais réalisé une installation vraiment minimale de CentOS 7. Si globalement le cahier des charges était respecté, je me suis heurté à quelques petites déconvenues, je me suis donc dit qu'un billet sous forme d'errata ne serait pas de trop.

SELinux

Bon, d'accord, SELinux est probablement l'un des composants de CentOS, Fedora et RHEL le plus détesté (ou est-ce systemd ?), car nombreux sont encore les tutoriaux qui commencent par demander de désactiver celui-ci (à tort). Bref, si comme moi vous vous attendez à ce que votre système minimaliste soit paramétré en "Enforcing" (après tout c'est marqué dans le kickstart), pas de chance. Tapez 20 fois la commande setenforce Enforcing si vous voulez, la réponse sera la même : non.

Pourquoi ? Parce que votre serviteur, en allant tailler dans les paquets à la tronçonneuse, s'est débarrassé des politiques SELinux. Sans politique, cela fonctionne moins bien. Comment on les obtient ? En installant deux paquets : selinux-policy et selinux-policy-targeted. N'envisagez pas un seul instant de n'installer que le premier : le système se bloquera au démarrage.

scp

Quand on est sur une machine serveur, il n'est a priori pas nécessaire d'installer un quelconque client, sauf cas exceptionnel et identifié. En voici un : sans installer le paquet openssh-clients sur mon serveur minimaliste, je ne peux pas faire de scp vers celui-ci. Je suppose que le binaire scp doit être appelé à un moment quelconque côté serveur, mais toujours est-il que sans, bein ça ne fonctionne pas.

Perl et la locale

Celui-ci est assez tordu et concerne les paramétrages de langue. Il se trouve qu'après avoir installé Perl sur ce serveur minimaliste, j'ai voulu lancer un script utilisant ce langage. J'ai eu droit, durant les scripts, à un message de ce genre :

perl: warning: Falling back to the standard locale ("C").

Alors le pourquoi exact, je ne suis toujours pas certain, je suspecte qu'il manque un paquet et que celui-ci (toujours pas identifié) fait un paramétrage particulier, toujours est-il que je me voyais mal modifier ma configuration OpenSSH pour aller jouer avec les variables d'environnement exportées par ce dernier. J'ai préféré finalement ajouter deux petites lignes à /etc/environment :

LANG=en_US.utf-8
LC_ALL=en_US.utf-8

Cela force le système en anglais américain, en UTF-8.

Les logs

Bon alors celle-là, elle est fantastique : rsyslog n'est du coup plus installé par défaut et certains logiciels n'envoient plus de log, comme OpenSSH : j'ai voulu diagnostiquer des erreurs de connexion SSH et je n'avais pas de fichier /var/log/secure ! En effet, par défaut OpenSSH sous CentOS utilise le protocole syslog pour fournir ses logs. A noter aussi que logrotate manquait, ce qui aurait pu s'avérer plus dramatique au bout de quelques mois sur une machine de production.

C'est tout ?

Ce n'est probablement que le début. Je me rends compte à l'usage qu'il me manque pas mal de choses de mon petit confort (vim, less, tmux...). Un autre paquet que je n'ai pas encore réinstallé est NetworkManager, à voir si cela devient vraiment pratique.

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le sur les réseaux sociaux !

Crédit photo : Adam Sherez - Same but different.

18 déc. 2017

CentOS 7 : installation vraiment minimale

Il y a deux ans, j'ai écrit un article sur une installation minimaliste de CentOS 7. Celle-ci avait le mérite d'avoir été réalisée rapidement, et d'être assez satisfaisante. Bref, un bon exemple de la loi de Pareto. Toutefois, je n'en étais pas pleinement satisfait, par exemple à cause de paquets de type firmware, qui peuvent être ajoutés avec le temps lors de nouvelles versions de CentOS, mais aussi parce que j'enlevais pas mal de paquets par rapport au groupe nommé Base. J'ai donc décidé de toucher au groupe Core.

Avertissement : ce genre d'exercice ou d'expérience n'est pas à utiliser "en production" tel quel. Le système réellement basique qui en résulte ne contient pas vraiment grand-chose, et il manque ainsi de nombreux outils de diagnostic ou d'administration qui peuvent s'avérer utile en environnement professionnel. Dans le cas d'une reproduction de ces manipulations avec un système RHEL, il faudra très probablement ajouter de nombreux paquets pour gérer l'enregistrement auprès du RHN (ou d'un Satellite), ainsi que des paquets requis par le support de Red Hat.

Je vois donc cet exercice comme une base, me permettant ensuite d'installer les logiciels que j'estime nécessaires pour le besoin de chaque serveur.

Pourquoi ?

Quel est l'intérêt de faire une installation vraiment minimale ? En fait j'en vois plusieurs :

  • tout d'abord, moins de paquets c'est moins de place occupée, même si la place sur nos disques durs augmente avec le temps, il apparaît pertinent dans le cas de machines virtuelles d'occuper le moins de place possible ;
  • ensuite, car cela peut rendre l'installation plus rapide : moins de paquets à installer, moins de temps à les installer ;
  • enfin, car c'est une recommandation ANSSI, de n'installer que le strict nécessaire, afin de limiter la surface d'attaque ; j'en viens d'ailleurs à passer pour un extrémiste auprès de certains lorsque j'annonce que les pages de manuel n'ont rien à faire sur un système de production...

Un autre point à aborder avant de mettre les mains dans le cambouis : jusqu'où aller ? A quel point peut-on dire que cela est réellement une installation minimale, et à quel point le système qui en résulte est utilisable ? Voici mes critères pour cette installation :

  • le système doit pouvoir démarrer, au moins en machine virtuelle, idéalement en machine physique ;
  • le système doit avoir un accès au réseau filaire fonctionnel avec une adresse IPv4 fixe (le DHCP n'est pas nécessaire) ;
  • le système doit pouvoir installer et mettre à jour des paquets ;
  • le partitionnement est réduit au minimum (/boot, / et swap) et utilise le système de fichiers utilisé par défaut (XFS) ;
  • les fonctions suivantes sont disponibles : serveur SSH, client NTP, pare-feu (firewalld) ;
  • le système peut rester en anglais.

Tout le reste peut être retiré. Tout ? Presque, pour éviter de me casser la tête avec un clavier QWERTY, j'ai décidé d'installer le paquet kbd. Mais cela reste une préférence toute personnelle.

Comment ?

Partir d'une installation "manuelle" et retirer des éléments est contre-productif. Pour arriver à l'objectif, il va falloir automatiser l'installation, grâce à kickstart.

Voici donc le fichier que j'utilise pour cela :

# Kickstart file automatically generated by anaconda.

#version=DEVEL
install
text
reboot
firstboot --disabled
lang en_US.UTF-8
keyboard fr-latin9
firewall --enabled
authconfig --enableshadow --passalgo=sha512
selinux --enforcing
services --enabled sshd,chronyd
timezone --utc Europe/Paris

network --onboot yes --device eth0 --mtu=1500 --bootproto static --ip A.B.C.D --netmask 255.255.255.0 --gateway A.B.C.E --nameserver A.B.C.F --activate --hostname pxemachine.anotherhomepage.loc

rootpw centos
user --name=nils --homedir=/home/nils --uid=1001 --gid=1001 --password=centos --groups=wheel

url --url ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/
repo --name=updates --baseurl=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/updates/x86_64/

bootloader --location=mbr --driveorder=sda --append="crashkernel=auto rhgb quiet"
clearpart --all --initlabel
part /boot --asprimary --size=500
part swap --asprimary --size=1024
part / --asprimary --size=1024 --grow

%packages --excludedocs --instLangs=en --nocore
bash
yum
centos-release
passwd
iputils
iproute
systemd
rootfiles
kbd
openssh-server
-bind-license
-dhclient
-kexec-tools
-e2fsprogs-libs
-e2fsprogs
%end

Comme évoqué plus haut, j'ai utilisé quelques arguments de la directive %packages qui me permet de n'installer que le minimum : ainsi, pas de documentation, on reste en anglais, et le groupe Core saute ! Il m'a donc fallu spécifier volontairement les paquets indispensables, comme le noyau, bash ou encore yum. Pour aller encore plus vite, j'ai choisi d'effectuer l'installation en mode texte (je pourrais être plus brutal et remplacer text par cmdline), mais effectuer celle-ci en mode graphique n'a pas d'incidence sur le nombre de paquets installés.

Malgré tout, il m'a fallu retirer volontairement quelques paquets qui me semblent peu utiles pour le moment : pas besoin de gérer des partitions ext2, 3 ou 4, pas besoin de kexec, ni de dhcp.

Le pare-feu reste activé, ainsi que SELinux : ils s'agit de paramètres par défaut assez sains, je ne vais donc pas recommander de les retirer. A noter malgré tout que le système est utilisable sans ces deux éléments.

Résultat

J'ai pu abaisser l'installation à 193 paquets installés. En poussant plus loin (pas de pare-feu, pas de ssh, pas de NTP, pas de kbd), je peux descendre à environ 170. Ma partition principale est alors utilisée à 466Mo, dont 393Mo dans /usr, et 11Mo dans /etc. Jamais je n'ai installé ou démarré un système CentOS aussi vite. Jamais je n'ai eu un système CentOS aussi austère : pas de vim, pas de less, pas de htop, et c'est limite si je dois me considérer heureux de disposer de grep !

D'un autre côté, pas de fioritures : pas de firmware de matériel non utilisé, pas de system-config-*, ni de NetworkManager. Bon, par contre faut pas rêver, systemd est obligatoire ;)

Et la suite ?

A partir de maintenant il est possible de personnaliser plus en avant son installation, et de n'utiliser des outils non pas parce qu'ils sont présents, mais parce qu'on en a besoin. Je ne sais pas encore quelle suite je pourrais donner à ce billet, qui vaille la peine d'être racontée : il n'est probablement pas intéressant de faire des billets en mode "yum install" pour vim, audit, ou quelque autre logiciel. Une possibilité pourrait être de coller aux recommandations ANSSI, mais il existe déjà plein de guides de sécurité pour Linux, non ?

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le sur les réseaux sociaux !

Crédit photo : badr yousef - Feather.

16 déc. 2017

CentOS 7 : démarrer Anaconda en PXE

Je voulais, à la base, écrire un billet sur une installation particulière de CentOS 7. J'ai donc voulu utiliser mon "infrastructure de boot PXE" à la maison et commencer à gribouiller un kickstart, mais quand j'ai démarré ma machine virtuelle sur le réseau, le drame :

dracut-initqueue[584]: Warning: Could not boot.
dracut-initqueue[584]: Warning: /dev/root does not exist

Ma configuration pxelinux à ce moment est la suivante :

LABEL centos7amd64
        MENU LABEL Install CentOS 7 x86_64 (interactive)
        KERNEL pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/vmlinuz
        APPEND initrd=pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/initrd.img ip=dhcp inst.repo=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/ inst.ks=ftp://X.Y.Z.T/pub/ks/c7_x86_64.cfg

Et bien entendu, le même type de configuration fonctionne en CentOS 6.

Ce message d'erreur arrive à des moments et des types d'installation parfois différents, de ce que j'ai lu. Et la résolution n'est pas toujours la même. Dans mon cas, il a fallu que j'ajoute le chemin vers un fichier squashfs, qui doit contenir l'OS minimal pour démarrer Anaconda je crois. Cela donne donc la configuration suivante :

LABEL centos7amd64
        MENU LABEL Install CentOS 7 x86_64 (interactive)
        KERNEL pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/vmlinuz
        APPEND initrd=pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/initrd.img root=live:ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/LiveOS/squashfs.img ip=dhcp inst.repo=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/ inst.ks=ftp://X.Y.Z.T/pub/ks/c7_x86_64.cfg

J'espère que cela rendra service à d'autres !

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le sur les réseaux sociaux ! Si en plus vous avez des remarques, ou des propositions d'améliorations, n'hésitez pas : les commentaires sont là pour ça !

Crédit photo : Mattias - Car Glass 03.

22 mai 2017

systemd : reconfigurer une unité de service

bricolage bumperDans le billet précédent, j'ai abordé haveged et je terminais sur le fait que certains paramètres pouvaient être accessibles. Cela ne semble pas forcément évident, car si on regarde la liste des fichiers du paquet RPM, on n'y trouve aucun fichier de configuration :

$ rpm -ql haveged
 /usr/lib/systemd/system/haveged.service
 /usr/lib64/libhavege.so.1
 /usr/lib64/libhavege.so.1.1.0
 /usr/sbin/haveged
 /usr/share/doc/haveged
 /usr/share/doc/haveged/AUTHORS
 /usr/share/doc/haveged/COPYING
 /usr/share/doc/haveged/ChangeLog
 /usr/share/doc/haveged/README
 /usr/share/doc/haveged/havege_sample.c
 /usr/share/man/man8/haveged.8.gz

De plus, si on regarde le processus lancé, on remarque que certaines options sont précisées sur la ligne de commande :

$ ps auxwww | grep haveged | grep -v grep
root     22470  0.0  0.7  12132  3824 ?        Rs   May16   0:00 /usr/sbin/haveged -w 1024 -v 1 --Foreground

Allons un peu plus loin, le paquet contient un fichier "haveged.service" :

$ cat /usr/lib/systemd/system/haveged.service
[Unit]
Description=Entropy Daemon based on the HAVEGE algorithm
Documentation=man:haveged(8) http://www.issihosts.com/haveged/

[Service]
Type=simple
ExecStart=/usr/sbin/haveged -w 1024 -v 1 --Foreground
SuccessExitStatus=143

[Install]
WantedBy=multi-user.target

Il ne faut pas succomber à la tentation de modifier directement ce fichier, car une possibilité plus propre existe : la documentation officielle RHEL 7 nous apprend ainsi comment créer un fichier de configuration pour le service.

Dans ce cas précis, je souhaite augmenter la valeur de l'argument -w à 2048. Pour l'anecdote, cette option permet d'augmenter l'utilisation de haveged en définissant une taille minimale du réservoir d'entropie. Nous allons donc d'abord créer un répertoire de configuration de service systemd, puis le fichier lui-même :

# mkdir /etc/systemd/system/haveged.service.d/
# vi /etc/systemd/system/haveged.service.d/custom_args.conf

Bon, peu importe le nom du fichier tant qu'il a pour extension ".conf", mais il est malgré tout préférable de lui donner un nom explicite (en clair, faites ce que je dis, pas ce que je fais).

Nous allons dans ce fichier redéfinir la directive ExecStart, puisque c'est celle qui définit l'option à modifier. Par contre, petite subtilité, cette directive doit être vidée pour être redéfinie. Le fichier a donc cette allure :

[Service]
ExecStart=
ExecStart=/usr/sbin/haveged -w 2048 -v 1 --Foreground

Il faut maintenant recharger les unités avant de redémarrer le service haveged :

# systemctl restart haveged.service
Warning: haveged.service changed on disk. Run 'systemctl daemon-reload' to reload units.
# systemctl daemon-reload
# systemctl restart haveged.service
# ps auxwww | grep haveged | grep -v grep
root     23074  2.4  0.7  12132  3836 ?        Ss   04:02   0:00 /usr/sbin/haveged -w 2048 -v 1 --Foreground

Le démon haveged est alors lancé avec une valeur de 2048 pour l'option -w.

Dernier petit détail, SELinux. J'ai testé cette manipulation sur un système configuré en "enforcing", l'édition du fichier s'est donc faite dans le bon contexte. Au cas où certains se demandent comment sont les labels, les voici :

# ll -Z -d /etc/systemd/system/haveged.service.d
drwxr-xr-x. root root unconfined_u:object_r:systemd_unit_file_t:s0 /etc/systemd/system/haveged.service.d
# ll -Z /etc/systemd/system/haveged.service.d/custom_args.conf
-rw-r--r--. root root unconfined_u:object_r:systemd_unit_file_t:s0 /etc/systemd/system/haveged.service.d/custom_args.conf

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le sur les réseaux sociaux ! Si en plus vous avez des remarques, ou des propositions d'améliorations, n'hésitez pas : les commentaires sont là pour ça !

Crédit photo : Katie Hargrave - bricolage bumper.

3 juin 2010

Dédé le clown et son copain le live-cd

C'est l'histoire de Dédé le clown, ou plutôt de dd le clone, qui rend bien service lorsqu'on a des sueurs froides... Mais qu'est-ce que dd ? Depuis la page de manuel, on peut lire : "convert and copy a file". C'est tellement simple qu'on se dit que ce n'est pas très puissant, mais on se met à créer des fichiers d'image disque, ou cloner des disques durs entiers, on comprend que parfois les énoncés les plus court peuvent être très complet ! La page wikipédia de dd en Français contient quelques exemples utiles, mais la page anglophone en contient encore plus !

Imaginons maintenant la situation : vous possédez deux machines, identiques. Vous installez la première et désirez installer la seconde à l'identique, il suffit de cloner le disque dur à l'aide de dd et de copier votre clone, toujours à l'aide de dd, sur la seconde machine. Une autre situation, que je ne vous souhaite pas : vous disposez de deux machines identiques toujours, mais l'OS de l'une d'entre elles se trouve endommagés (imaginez par exemple, 3/4 des fichiers de /boot disparus, idem dans /lib et à quelques autres endroits). Ajoutons à cela là contrainte que vous ne pouvez pas éteindre la machine encore en marche, et que le temps presse. Pas besoin de chercher deux heures un outil de clonage, il est installé sur votre linux adoré : dd. Récupérons un disque dur USB dont la capacité excède celle du disque local. Voici comment on clone le disque dur :

[root@machinequimarche ~]# dd bs=1M if=/dev/sda of=/media/usb/machine1.img

Je pars du principe que le disque dur s'appelle /dev/sda et que le disque USB est monté sous /media/usb/, mais cela peut différer selon la situation de chacun. On notera que l'option "bs=1M" (copier par blocs de 1 Méga-octet) rend la copie plus rapide. J'aurais bien tenté des blocs encore plus grands mais la copie s'est avérée déjà bien rapide.

Une fois la copie terminée (environ une bonne heure pour 70Go de disque, sachant qu'il y avait du raid 1 matériel sur du SCSI 10000 tours...), reste à se rendre devant la deuxième machine, de démarrer celle-ci sur un live-cd contenant lui aussi dd (n'importe quel live-cd de distriubtion Linux devrait l'avoir), et copier dans l'autre sens :

[root@machinequimarchepas ~]# dd bs=1M if=/media/usb/machine1.img of=/dev/sda

Bien sûr, on a au préalable monté le disque USB ;) Une fois la copie terminée, le disque démonté, je recommande de monter les partitions du disque local (/dev/sda pour mon cas), et d'aller modifier les noms d'hôte, les adresses IP et autres configurations particulières qu'on pourrait trouver dans /etc, sinon la mise en réseau de la machine risquerait d'être problématique. Dans le cas d'une RHEL/CentOS/Fedora, on pensera à modifier :

  • /etc/hosts
  • /etc/sysconfig/network
  • /etc/sysconfig/network-scripts/ifcf-* (selon vos configurations, plusieurs cartes réseau, bonding...)
  • /etc/sysconfig/iptables-config si vous sauvegardez ici votre firewall, sinon regardez votre script de firewall

Autre chose, surtout pour les utilisateurs des distributions sus-cités : le mode rescue n'est disponible que sur le CD1 ou DVD1, mais pas dans le boot.iso ou tout autre média de net-install. Ce mode permet de démarrer sur un système live minimaliste permettant de monter les partitions du système, de monter un disque dur usb (si vous le branchez avant de booter pour du RHEL4), et bien sûr, d'accéder à dd :)

Propulsé par Dotclear