25 oct. 2018

FreeNAS VM : installation d'un invité CentOS 7

Riga 20.08.2016 (53)J'ai commencé à jouer avec la fonctionnalité VM de FreeNAS 11, la célèbre distribution BSD pour créer son propre NAS. J'ai assez de puissance sur mon NAS actuel pour lancer quelques machines virtuelles, ce qui me permettra d'utiliser d'autres OS que FreeBSD (disponible via les jails), comme par exemple ici CentOS.

À propos de VM

FreeNAS étant basé sur FreeBSD, celui-ci base sa fonction d'hyperviseur sur bhyve, l'hyberviseur BSD. Les prérequis matériels sont assez simples :

  • assez de mémoire vive pour que FreeNAS puisse continuer à en utiliser pour gérer la partie NAS ;
  • assez de puissance CPU pour que FreeNAS puisse continuer à en utiliser pour gérer la partie NAS ;
  • assez d'espace disque (puisqu'on va aussi en allouer à nos machines virtuelles) ;
  • et enfin, s'assurer que le processeur de notre NAS dispose des instructions de virtualisation.

Concernant la quantité de mémoire vive, il faut se rappeler que FreeNAS réclame au moins 8 Go de RAM, voire plus selon les usages. La section Hardware Recommandations de la documentation officielle est à ce titre à lire en premier. En ce qui me concerne, j'ai décidé d'ajouter de la mémoire vive à mon système avant de commencer à utiliser VM.

Concernant les instruction de virtualisation, la section VMs de la documentation officielle est aussi très instructive. Pour vérifier que notre CPU dispose bien du jeu d'instruction nécessaire, deux possibilités :

  • Sur un système Intel : grep VT-x /var/run/dmesg.boot ;
  • Sur un système AMD : grep POPCNT /var/run/dmesg.boot.

Sur mon NAS, j'ai un Xeon E3-1220L V2. Cela donne donc :

root@arreat:~ # grep VT-x /var/run/dmesg.boot
  VT-x: PAT,HLT,MTF,PAUSE,EPT,UG,VPID

Créer sa machine virtuelle

Dans l'absolu, créer sa machine virtuelle est assez simple et suivre la documentation en anglais assez facile. On commence par aller dans le menu VMs, puis on clique sur le bouton Add VM. Un menu s'affiche alors, et on peut renseigner les informations de notre système virtuel :

  • Name : nom de la machine virtuelle ;
  • Description : un texte descriptif ;
  • Virtual CPUs : le nombre de processeurs virtuels ;
  • Memory Size (MiB) : la quantité de mémoire-vive ;
  • Boot Method : si la machine virtuelle est en UEFI pur ou en mode de compatibilité avec BIOS (UEFI-CSM), mais visiblement il vaut mieux rester en UEFI ;
  • Autostart : si la machine démarre automatiquement au démarrage du NAS.

On peut ensuite créer des périphériques pour notre machine virtuelle, en la sélectionnant puis en appuyant sur le bouton "Devices" en bas de l'interface web. Un nouvel onglet apparaît, et grâce au bouton "Add device", on peut alors ajouter :

  • Network interface : une carte réseau (Intel émulée, ou VirtIO) ;
  • Disk : un disque dur, sous forme de ZVol (en AHCI ou VirtIO) ;
  • CD-ROM : un lecteur optique, en choisissant une image ISO hébergée sur le NAS ;
  • VNC : un écran virtuel accessible via le protocole VNC.

Démarrer sa machine virtuelle et installer CentOS

Une fois la machine virtuelle crée, on s'assure que le CD-ROM virtuel est bien une ISO d'installation de CentOS et on appuie sur le bouton de démarrage. Par contre, et c'est à ce moment que la documentation et peut-être bhyve sont muets, c'est à propos du périphérique VNC : j'ai perdu littéralement des heures à cause du mapping clavier, qui respecte les lettres pour de l'azerty, mais qui ne respecte pas les caractères spéciaux et les chiffres. Ceci est donc particulièrement gênant.

Mon astuce consiste à ne pas créer de périphérique VNC : VM crée alors une console série, à laquelle on peut accéder via la commande cu depuis un shell sur la machine FreeNAS :

cu -s 9600 -l /dev/nmdm1B

A noter que le périphérique d'accès peut changer selon la machine virtuelle, il faut donc changer la commande en conséquence.

Une fois que le CD-ROM est démarré, il convient d'éditer les options de démarrage en appuyant sur 'e', puis en ajoutant à la première ligne l'option console=ttyS0. Cette option est indiquée dans la documentation d'installation de RHEL 7

Crédit photo : E Livermore - Riga 20.08.2016 (53).

23 avr. 2018

CentOS 7 : installation vraiment minimale - errata

Dans un billet précédent, j'avais réalisé une installation vraiment minimale de CentOS 7. Si globalement le cahier des charges était respecté, je me suis heurté à quelques petites déconvenues, je me suis donc dit qu'un billet sous forme d'errata ne serait pas de trop.

SELinux

Bon, d'accord, SELinux est probablement l'un des composants de CentOS, Fedora et RHEL le plus détesté (ou est-ce systemd ?), car nombreux sont encore les tutoriaux qui commencent par demander de désactiver celui-ci (à tort). Bref, si comme moi vous vous attendez à ce que votre système minimaliste soit paramétré en "Enforcing" (après tout c'est marqué dans le kickstart), pas de chance. Tapez 20 fois la commande setenforce Enforcing si vous voulez, la réponse sera la même : non.

Pourquoi ? Parce que votre serviteur, en allant tailler dans les paquets à la tronçonneuse, s'est débarrassé des politiques SELinux. Sans politique, cela fonctionne moins bien. Comment on les obtient ? En installant deux paquets : selinux-policy et selinux-policy-targeted. N'envisagez pas un seul instant de n'installer que le premier : le système se bloquera au démarrage.

scp

Quand on est sur une machine serveur, il n'est a priori pas nécessaire d'installer un quelconque client, sauf cas exceptionnel et identifié. En voici un : sans installer le paquet openssh-clients sur mon serveur minimaliste, je ne peux pas faire de scp vers celui-ci. Je suppose que le binaire scp doit être appelé à un moment quelconque côté serveur, mais toujours est-il que sans, bein ça ne fonctionne pas.

Perl et la locale

Celui-ci est assez tordu et concerne les paramétrages de langue. Il se trouve qu'après avoir installé Perl sur ce serveur minimaliste, j'ai voulu lancer un script utilisant ce langage. J'ai eu droit, durant les scripts, à un message de ce genre :

perl: warning: Falling back to the standard locale ("C").

Alors le pourquoi exact, je ne suis toujours pas certain, je suspecte qu'il manque un paquet et que celui-ci (toujours pas identifié) fait un paramétrage particulier, toujours est-il que je me voyais mal modifier ma configuration OpenSSH pour aller jouer avec les variables d'environnement exportées par ce dernier. J'ai préféré finalement ajouter deux petites lignes à /etc/environment :

LANG=en_US.utf-8
LC_ALL=en_US.utf-8

Cela force le système en anglais américain, en UTF-8.

Les logs

Bon alors celle-là, elle est fantastique : rsyslog n'est du coup plus installé par défaut et certains logiciels n'envoient plus de log, comme OpenSSH : j'ai voulu diagnostiquer des erreurs de connexion SSH et je n'avais pas de fichier /var/log/secure ! En effet, par défaut OpenSSH sous CentOS utilise le protocole syslog pour fournir ses logs. A noter aussi que logrotate manquait, ce qui aurait pu s'avérer plus dramatique au bout de quelques mois sur une machine de production.

C'est tout ?

Ce n'est probablement que le début. Je me rends compte à l'usage qu'il me manque pas mal de choses de mon petit confort (vim, less, tmux...). Un autre paquet que je n'ai pas encore réinstallé est NetworkManager, à voir si cela devient vraiment pratique.

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Crédit photo : Adam Sherez - Same but different.

18 déc. 2017

CentOS 7 : installation vraiment minimale

Il y a deux ans, j'ai écrit un article sur une installation minimaliste de CentOS 7. Celle-ci avait le mérite d'avoir été réalisée rapidement, et d'être assez satisfaisante. Bref, un bon exemple de la loi de Pareto. Toutefois, je n'en étais pas pleinement satisfait, par exemple à cause de paquets de type firmware, qui peuvent être ajoutés avec le temps lors de nouvelles versions de CentOS, mais aussi parce que j'enlevais pas mal de paquets par rapport au groupe nommé Base. J'ai donc décidé de toucher au groupe Core.

Avertissement : ce genre d'exercice ou d'expérience n'est pas à utiliser "en production" tel quel. Le système réellement basique qui en résulte ne contient pas vraiment grand-chose, et il manque ainsi de nombreux outils de diagnostic ou d'administration qui peuvent s'avérer utile en environnement professionnel. Dans le cas d'une reproduction de ces manipulations avec un système RHEL, il faudra très probablement ajouter de nombreux paquets pour gérer l'enregistrement auprès du RHN (ou d'un Satellite), ainsi que des paquets requis par le support de Red Hat.

Je vois donc cet exercice comme une base, me permettant ensuite d'installer les logiciels que j'estime nécessaires pour le besoin de chaque serveur.

Pourquoi ?

Quel est l'intérêt de faire une installation vraiment minimale ? En fait j'en vois plusieurs :

  • tout d'abord, moins de paquets c'est moins de place occupée, même si la place sur nos disques durs augmente avec le temps, il apparaît pertinent dans le cas de machines virtuelles d'occuper le moins de place possible ;
  • ensuite, car cela peut rendre l'installation plus rapide : moins de paquets à installer, moins de temps à les installer ;
  • enfin, car c'est une recommandation ANSSI, de n'installer que le strict nécessaire, afin de limiter la surface d'attaque ; j'en viens d'ailleurs à passer pour un extrémiste auprès de certains lorsque j'annonce que les pages de manuel n'ont rien à faire sur un système de production...

Un autre point à aborder avant de mettre les mains dans le cambouis : jusqu'où aller ? A quel point peut-on dire que cela est réellement une installation minimale, et à quel point le système qui en résulte est utilisable ? Voici mes critères pour cette installation :

  • le système doit pouvoir démarrer, au moins en machine virtuelle, idéalement en machine physique ;
  • le système doit avoir un accès au réseau filaire fonctionnel avec une adresse IPv4 fixe (le DHCP n'est pas nécessaire) ;
  • le système doit pouvoir installer et mettre à jour des paquets ;
  • le partitionnement est réduit au minimum (/boot, / et swap) et utilise le système de fichiers utilisé par défaut (XFS) ;
  • les fonctions suivantes sont disponibles : serveur SSH, client NTP, pare-feu (firewalld) ;
  • le système peut rester en anglais.

Tout le reste peut être retiré. Tout ? Presque, pour éviter de me casser la tête avec un clavier QWERTY, j'ai décidé d'installer le paquet kbd. Mais cela reste une préférence toute personnelle.

Comment ?

Partir d'une installation "manuelle" et retirer des éléments est contre-productif. Pour arriver à l'objectif, il va falloir automatiser l'installation, grâce à kickstart.

Voici donc le fichier que j'utilise pour cela :

# Kickstart file automatically generated by anaconda.

#version=DEVEL
install
text
reboot
firstboot --disabled
lang en_US.UTF-8
keyboard fr-latin9
firewall --enabled
authconfig --enableshadow --passalgo=sha512
selinux --enforcing
services --enabled sshd,chronyd
timezone --utc Europe/Paris

network --onboot yes --device eth0 --mtu=1500 --bootproto static --ip A.B.C.D --netmask 255.255.255.0 --gateway A.B.C.E --nameserver A.B.C.F --activate --hostname pxemachine.anotherhomepage.loc

rootpw centos
user --name=nils --homedir=/home/nils --uid=1001 --gid=1001 --password=centos --groups=wheel

url --url ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/
repo --name=updates --baseurl=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/updates/x86_64/

bootloader --location=mbr --driveorder=sda --append="crashkernel=auto rhgb quiet"
clearpart --all --initlabel
part /boot --asprimary --size=500
part swap --asprimary --size=1024
part / --asprimary --size=1024 --grow

%packages --excludedocs --instLangs=en --nocore
bash
yum
centos-release
passwd
iputils
iproute
systemd
rootfiles
kbd
openssh-server
-bind-license
-dhclient
-kexec-tools
-e2fsprogs-libs
-e2fsprogs
%end

Comme évoqué plus haut, j'ai utilisé quelques arguments de la directive %packages qui me permet de n'installer que le minimum : ainsi, pas de documentation, on reste en anglais, et le groupe Core saute ! Il m'a donc fallu spécifier volontairement les paquets indispensables, comme le noyau, bash ou encore yum. Pour aller encore plus vite, j'ai choisi d'effectuer l'installation en mode texte (je pourrais être plus brutal et remplacer text par cmdline), mais effectuer celle-ci en mode graphique n'a pas d'incidence sur le nombre de paquets installés.

Malgré tout, il m'a fallu retirer volontairement quelques paquets qui me semblent peu utiles pour le moment : pas besoin de gérer des partitions ext2, 3 ou 4, pas besoin de kexec, ni de dhcp.

Le pare-feu reste activé, ainsi que SELinux : ils s'agit de paramètres par défaut assez sains, je ne vais donc pas recommander de les retirer. A noter malgré tout que le système est utilisable sans ces deux éléments.

Résultat

J'ai pu abaisser l'installation à 193 paquets installés. En poussant plus loin (pas de pare-feu, pas de ssh, pas de NTP, pas de kbd), je peux descendre à environ 170. Ma partition principale est alors utilisée à 466Mo, dont 393Mo dans /usr, et 11Mo dans /etc. Jamais je n'ai installé ou démarré un système CentOS aussi vite. Jamais je n'ai eu un système CentOS aussi austère : pas de vim, pas de less, pas de htop, et c'est limite si je dois me considérer heureux de disposer de grep !

D'un autre côté, pas de fioritures : pas de firmware de matériel non utilisé, pas de system-config-*, ni de NetworkManager. Bon, par contre faut pas rêver, systemd est obligatoire ;)

Et la suite ?

A partir de maintenant il est possible de personnaliser plus en avant son installation, et de n'utiliser des outils non pas parce qu'ils sont présents, mais parce qu'on en a besoin. Je ne sais pas encore quelle suite je pourrais donner à ce billet, qui vaille la peine d'être racontée : il n'est probablement pas intéressant de faire des billets en mode "yum install" pour vim, audit, ou quelque autre logiciel. Une possibilité pourrait être de coller aux recommandations ANSSI, mais il existe déjà plein de guides de sécurité pour Linux, non ?

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Crédit photo : badr yousef - Feather.

16 déc. 2017

CentOS 7 : démarrer Anaconda en PXE

Je voulais, à la base, écrire un billet sur une installation particulière de CentOS 7. J'ai donc voulu utiliser mon "infrastructure de boot PXE" à la maison et commencer à gribouiller un kickstart, mais quand j'ai démarré ma machine virtuelle sur le réseau, le drame :

dracut-initqueue[584]: Warning: Could not boot.
dracut-initqueue[584]: Warning: /dev/root does not exist

Ma configuration pxelinux à ce moment est la suivante :

LABEL centos7amd64
        MENU LABEL Install CentOS 7 x86_64 (interactive)
        KERNEL pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/vmlinuz
        APPEND initrd=pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/initrd.img ip=dhcp inst.repo=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/ inst.ks=ftp://X.Y.Z.T/pub/ks/c7_x86_64.cfg

Et bien entendu, le même type de configuration fonctionne en CentOS 6.

Ce message d'erreur arrive à des moments et des types d'installation parfois différents, de ce que j'ai lu. Et la résolution n'est pas toujours la même. Dans mon cas, il a fallu que j'ajoute le chemin vers un fichier squashfs, qui doit contenir l'OS minimal pour démarrer Anaconda je crois. Cela donne donc la configuration suivante :

LABEL centos7amd64
        MENU LABEL Install CentOS 7 x86_64 (interactive)
        KERNEL pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/vmlinuz
        APPEND initrd=pub/centos/7/os/x86_64/isolinux/initrd.img root=live:ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/LiveOS/squashfs.img ip=dhcp inst.repo=ftp://X.Y.Z.T/pub/centos/7/os/x86_64/ inst.ks=ftp://X.Y.Z.T/pub/ks/c7_x86_64.cfg

J'espère que cela rendra service à d'autres !

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Crédit photo : Mattias - Car Glass 03.

27 juin 2017

CentOS 7 : désactiver firewalld et réactiver iptables

toolsEn plus de systemd, RHEL 7 et CentOS 7 disposent d'une nouvelle interface de pare-feu : firewalld. Bien qu'il fasse plutôt bien le boulot, je me suis trouvé dans des cas où j'avais du mal à lui faire faire ce que je voulais. En fait dès l'instant où j'ai commencé à jouer avec des interfaces tun, des zones et de la retransmission de paquets, j'ai commencé à avoir des difficultés. En attendant de les résoudre, j'ai noté que je pouvais revenir au fonctionnement précédent, et piloter iptables directement.

Désactivation de firewalld

Commençons par arrêter firewalld, et s'assurer qu'il est bien coupé :

[root@test ~]# systemctl stop firewalld.service
[root@test ~]# systemctl status firewalld.service
● firewalld.service - firewalld - dynamic firewall daemon
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/firewalld.service; disabled; vendor preset: enabled)
   Active: inactive (dead)
     Docs: man:firewalld(1)

Jun 27 10:27:00 test.anotherhomepage.org systemd[1]: Starting firewalld - dynamic firewall daemon...
Jun 27 10:27:00 test.anotherhomepage.org systemd[1]: Started firewalld - dynamic firewall daemon.
Jun 27 10:27:25 test.anotherhomepage.org systemd[1]: Stopping firewalld - dynamic firewall daemon...
Jun 27 10:27:25 test.anotherhomepage.org systemd[1]: Stopped firewalld - dynamic firewall daemon.

Bien sûr, cela veut dire qu'à partir de maintenant, la machine n'est plus protégée par le pare-feu.

Ensuite, on désactive son démarrage automatique :

[root@test ~]# systemctl disable firewalld.service

Si vraiment on ne souhaite plus pouvoir démarrer firewalld par accident, on peut le masquer :

[root@test ~]# systemctl mask firewalld.service
Created symlink from /etc/systemd/system/firewalld.service to /dev/null.

Maintenant c'est pas tout, mais faut remettre un pare-feu.

Activation d'iptables

Pour activer iptables, c'est très simple, commençons par installer le paquet "iptables-services" :

[root@test ~]# yum -y install iptables-services
Loaded plugins: fastestmirror
Loading mirror speeds from cached hostfile
 * base: mirror.imt-systems.com
 * extras: mirror.netcologne.de
 * updates: mirror.ratiokontakt.de
Resolving Dependencies
--> Running transaction check
---> Package iptables-services.x86_64 0:1.4.21-17.el7 will be installed
--> Finished Dependency Resolution

Dependencies Resolved

=============================================================================================================================================================================================================================================
 Package                                                         Arch                                                 Version                                                       Repository                                          Size
=============================================================================================================================================================================================================================================
Installing:
 iptables-services                                               x86_64                                               1.4.21-17.el7                                                 base                                                50 k

Transaction Summary
=============================================================================================================================================================================================================================================
Install  1 Package

Total download size: 50 k
Installed size: 24 k
Downloading packages:
iptables-services-1.4.21-17.el7.x86_64.rpm                                                                                                                                                                            |  50 kB  00:00:00
Running transaction check
Running transaction test
Transaction test succeeded
Running transaction
  Installing : iptables-services-1.4.21-17.el7.x86_64                                                                                                                                                                                    1/1
  Verifying  : iptables-services-1.4.21-17.el7.x86_64                                                                                                                                                                                    1/1

Installed:
  iptables-services.x86_64 0:1.4.21-17.el7

Complete!

Ensuite, on l'active dans systemd :

[root@test ~]# systemctl enable iptables
Created symlink from /etc/systemd/system/basic.target.wants/iptables.service to /usr/lib/systemd/system/iptables.service.

On peut alors le lancer :

[root@test ~]# systemctl start iptables

Comme pour RHEL 6 et CentOS 6, la configuration se trouve dans le fichier /etc/sysconfig/iptables, et dispose d'un jeu de règles n'ouvrant la voie qu'au ping et à SSH. La machine est, à partir de cet instant, de nouveau protégée par un pare-feu.

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Crédit photo : velacreations - tools.

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